Résumé (niveau musée)
À partir d’un billet falsifié qui circule de main en main, L’Argent suit une chaîne de conséquences implacables menant un jeune homme, Yvon, à une chute irréversible. Sans pathos ni psychologie explicative, Robert Bresson filme la propagation du mal comme un mécanisme froid, presque abstrait.
Dernier long métrage de Bresson, L’Argent est une œuvre d’une radicalité extrême, où chaque geste, chaque son, chaque coupe participe d’une logique de dépouillement. Le film ne raconte pas tant une histoire qu’un processus moral, où la responsabilité individuelle se dissout dans les structures sociales.
Édition recommandée
Suppléments
- le Blu-ray du film
- le livret (48 pages)
Interview de Robert Bresson à la sortie du film
Interview de Bruno Dumont et Jean Charles Fitoussi
Pourquoi cette édition
L’édition Blu-ray Potemkine Films (2018) propose une restauration haute définition respectueuse de l’extrême rigueur formelle de Bresson. Le transfert HD restitue avec précision les textures, les couleurs sourdes et la netteté du cadre, essentielles à la lisibilité du dispositif bressonien.
L’édition s’accompagne d’un appareil critique exigeant, fidèle à la ligne éditoriale de Potemkine, permettant de replacer L’Argent dans l’ensemble de l’œuvre du cinéaste et dans l’histoire du cinéma moderne.
Limites connues
La sécheresse visuelle et sonore du film est volontaire et peut être perçue comme une austérité technique par un public non averti.
L’absence de musique et le refus de dramatisation peuvent dérouter, mais relèvent du projet esthétique de Bresson.
Enfin, comme toute restitution domestique, le Blu-ray ne remplace pas l’expérience d’une projection en salle, où le dispositif sonore prend toute sa force.
Autres versions / accès
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